Coach ou Psy ?

Dans la dernière newsletter de Plume de Vie, Christie Vambremeersch, talentueuse auteure de livres et de blogs , interrogeait ainsi ses lecteurs :

 » Quelle question vous pose-t-on le plus souvent sur votre travail ? »

Celle qui m’est très fréquemment posée, sous diverses formes, se résumerait ainsi  » Où est la limite entre le coaching et la psy ? ».

De nouveau exposée hier à cette interrogation, j’ai envie de partager ici mon point de vue avec vous, pour connaître votre propre idée sur ce sujet, tout autant que pour éprouver ma réponse la plus claire possible face à une question aussi légitime que complexe.

Une première conviction me vient à l’esprit: ce qui compte en premier lieu, c’est le mandat que me donne mon client quand nous commençons à travailler ensemble, c’est-à-dire la nature de sa demande à mon égard.

Que vient-il chercher précisément ? Quel objectif veut-il atteindre ? C’est dans ce cadre-là que j’exerce, et je m’efforce sans cesse de m’y référer, notamment lorsque nous abordons des rivages qui s’éloignent du « purement professionnel », et que nous plongeons ensemble dans ce qui est à l’origine de tel comportement qu’il voudrait modifier, de tel obstacle d’ordre relationnel qu’il ne parvient pas à surmonter …

Alors, oui, nous « entrons » dans sa psychologie, issue de son histoire personnelle, de ses croyances, de ses blessures parfois, mais je veille à respecter l’accord que nous avons passé : l’aider à trouver la voie pour atteindre son objectif, et non pas chercher à savoir d’où viendrait ce qui le bloque.

Une seconde conviction m’anime : je n’ai les compétences ni du thérapeute ni du psychiatre, et il m’arrive, après mure réflexion, d’orienter un client vers l’un de ces professionnels, si j’ai l’intime conviction que cela lui serait bénéfique. Libre à lui de m’écouter ou non.

Toutefois, cela n’empêche pas qu’au travers de nos échanges en coaching, une blessure ancienne se répare, une souffrance liée au travail s’atténue, un blocage d’ordre psychologique se révèle aux yeux du coaché qui, en en prenant conscience, entrevoit aussi comment le dépasser enfin.

La frontière est ténue, et la question « coach ou psy » me semble être le reflet d’une peur tout à fait fondée que le coach s’arroge, sans crier gare, un droit que le client ne souhaite pas lui accorder.

A moi de m’assurer en permanence que je respecte ma mission, et, finalement, de trouver à mon tour ma juste place à l’égard de mon client …

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